• Grey Facebook Icon

HICHAM BERRADA

« La douleur est l’une des choses les plus importantes de ma vie » écrit Marguerite Duras dans son livre éponyme.

Pour que les adolescents en souffrance puissent combattre cette douleur, pour qu’ils puissent se faire entendre, parler, trouver l’aide et l'écoute nécessaires, 7 artistes ont répondu à l’appel lancé par Children Action, ils ont dit « oui » sans hésiter, de Douala à New York, ils se sont engagés pour MAL À TA VIE. Ils ont tissé un fil au coeur de la cité, offrant ainsi un lien entre celui, qui peut être n’osait pas et celui qui accompagne. 

Merci pour leur contribution si précieuse.

DES ARTISTES ENGAGÉS 

SYLVIE AUVRAY

Au début de sa carrière, Sylvie Auvray se considérait surtout comme peintre, quoique sa formation, en France et en Angleterre, l'ait amenée à aborder toutes sortes de techniques et d'approches, bois, pastel, dessin, photographie, qu'elle a parfois appliquées au domaine de la mode. Ses peintures plutôt virtuoses font cohabiter des mondes hétéroclites, touches gestuelles échevelées et dessins linéaires, couleurs vives et plages en camaïeux, références à l'histoire de l'art comme à la culture populaire, BD, mangas, dans des compositions morcelées. 

L'esprit d'enfance n'est peut-être pas loin, mais pas l'enfance insouciante et mignonne, plutôt celle des peurs obscures, des expérimentations sauvages et des joies destructrices, qui chargent ses pièces d'une énergie jubilatoire.

Sylvie Auvray a été exposée au Mudac à Luxembourg, au Consortium de Dijon, au MAMCO à Genève et elle participe en ce moment (mai-novembre 2017) à l'exposition « Medusa » au Musée d’Art moderne de la ville de Paris.

Courtesy the artist

BARTHÉLÉMY TOGO

HICHAM BERRADA

Hicham Berrada met en scène les changements et métamorphoses d’une nature activée chimiquement ou mécaniquement. Du laboratoire à l’atelier, de l’expérience chimique à la performance, l’artiste crée un univers personnel, lié à la pratique expérimentale, jouant de ses codes et protocoles.

L’artiste fait émerger un monde chimérique qui ne cesse de se transformer en associant à l’intérieur d’un bocal des liquides, des cristaux et des matières organiques dont il a le secret. Ces paysages éphémères, qui mélangent végétal et minéral, sont conçus comme des créations picturales. « J’essaye de maîtriser les phénomènes que je mobilise comme un peintre maîtrise ses pigments et pinceaux. Mes pinceaux et pigments seraient le chaud, le froid, le magnétisme, la lumière ». 

Hicham Berrada a exposé au Palais de Tokyo à Paris, au 104, il réalise en ce moment en Colombie une série de performances au « Centro Cultural del Banco de la República » à Manizales et expose à « El Parqueadero » à Bogota, Colombie.

photo : Adagp Hicham Berrada 

Courtesy Wentrup Gallery and the artist

SOL CALERO

Vénézuélienne ayant migré en Europe, Sol Calero construit des lieux ou elle s’amuse à bousculer les idées reçues sur le continent qui l’a vue naître. En effet, l'Amérique latine est à ses yeux trop souvent perçue comme un grand ensemble à l’identité simplifiée voire identique, pourtant, chaque pays possède une histoire, un patrimoine culturel spécifique.

Sol Calero s'intéresse aux stéréotypes véhiculés à l'intérieur et à l'extérieur de ces géographies. Melons, citrons, bananes et ananas, ses toiles polychromatiques suggèrent que « voir » peut être une forme de subsistance.

L'artiste, qui vit à Berlin, met en scène ses toiles dans de vastes installations, plates-formes idéales pour des projets participatifs tels des cybercafés, salons de coiffure, restaurants, écoles de danse. Les clichés sur l’Amérique du Sud (fruits exotiques, danse salsa et palmiers) imprègnent son univers. Elle soulève ainsi la question de l’appropriation culturelle. La décoration se révèle alors comme bien plus qu’une simple forme, elle revêt une symbolique politique et souligne les transformations sociales.

Sol Calero a exposé en 2016 à la  Kunsthaus Bregenz en Autriche,  elle est finaliste du Preis der Nationalgalerie 2017 qui sera décerné fin septembre à la Hamburger Bahnhof de Berlin, elle travaille sur une grande installation publique pour la Folkestone Triennial, Folkestone, Royaume-Uni. 

Courtesy Laura Bartlett Gallery and the artist

ISSAM REZGUI

Basé à Lausanne, Issam Rezgui est un créatif pluridisciplinaire performant en tant qu'artiste, graphic designer et directeur artistique investi dans la communication visuelle globale.

Débutant dans la rue à la fin des années 90, il acquiert aujourd’hui une renommée sur la scène internationale pour son travail de typographie et d’illustration ainsi que pour son investissement dans la création de projets novateurs.

Dans le cadre de l'exposition en plein air MAL À TA VIE, il présente une intervention inspiré de son travail intitulé «The Line». 

 

«The Line» est un projet intemporel traitant de la vie, de la pensée, du parcours et de la trace à travers la recherche d’un langage singulier et émotionnel. Cette expression visuelle se génère sous la forme d’un exutoire personnel face aux sentiments les plus sombres. Il arrive parfois que les mots manquent et que les images ne soient plus assez fortes pour traduire sa haine et sa tristesse. L’instinct refait alors surface: physique, compulsif et irascible. Mais lorsque cette répulsion est si intense qu’elle nous asphyxie au plus profond de notre être, il arrive qu’elle nous emporte vers un état second, un état où même si l’amertume persiste, elle ne nous affecte plus, une distance s’installe alors, nous rendant spectateur inébranlable de nos propres maux. C’est à cet instant précis que se figent chaque visuels de la série “The Line”.

Courtesy the artist

BENJAMIN RENOUX

Au croisement des médiums et des techniques, les œuvres de Benjamin Renoux interrogent l'omniprésence de notre rapport à l'image, dans un 21ème siècle où les miroirs se métamorphosent en écrans.

Le travail introspectif de l’artiste met en perspective une quête existentielle propre à notre époque marquée par l’évaporation des frontières entre le réel et le virtuel. Alors que les évolutions frénétiques de notre monde façonnent la perception du Moi, le travail de l’artiste engage un dialogue entre les techniques traditionnelles et les nouvelles technologies, exprimant une quête contemplative de l’identité de notre temps avec une forte conscience de nos origines. Son aller-retour perpétuel entre l'archive et le modèle vivant souligne précisément la conversation qu'engage Benjamin Renoux entre le passé et le présent, entre l'identité et sa trace dans les différents espaces temps, entre lui et les autres.

Né en 1986 à Abidjan, l'artiste vit à Londres et à Paris. Diplômé de la Central Saint Martins en 2014, il a depuis été exposé en Europe et aux Etats-Unis lors de nombreuses expositions personnelles et collectives.

Courtesy Baert Gallery and the artist

BARTHÉLÉMY TOGUO

L'œuvre de Barthélémy Toguo, protéïforme, colorée, multiculturelle et engagée, s'appuie sur une réflexion sur le destin de l'Homme, les déplacements et la marche du monde. Il aborde dans ses travaux des thématiques telles que les flux migratoires, l'échec des leaders africains ou encore le devoir de mémoire consécutif aux crimes contre l'humanité.

Tantôt ouvertement provocatrices, tantôt subtilement subversives, ses œuvres ne laissent en tout cas pas indifférents. Excellent aquarelliste, il utilise aussi bien le dessin, la vidéo, la céramique, la sculpture, la performance ou l’installation.

L’ensemble de son œuvre, en prise directe avec l’actualité mondiale, propose un regard provocant sur la réalité la plus violente ou la plus injuste.

Barthélémy Toguo a exposé à la Biennale de Venise en 2015, au Studio Museum Harlem ou encore récemment à la Galerie 4 au Centre Pompidou et à la Fondation Louis Vuitton. Barthélémy Toguo a crée Bandjoun Station au Cameroun, un projet culturel et artistique à but non lucratif. C'est un centre culturel unique en Afrique, à la fois musée d’art contemporain et centre de création artistique. Il y a ajouté un volet agricole et produit sur place café et agriculture bio. 

Courtesy Mario Mauroner Contemporary Art and the artist

SISLEJ XHAFA

Né à Peja au Kosovo, ayant vécu en Italie et aujourd’hui à New York, Xhafa décrit sa réalité comme « fluctuante ». «La réalité est plus forte que l'art. En tant qu'artiste, je ne veux pas être le reflet de la réalité mais je veux l'interroger. J'approche le monde et la vie avec un instinct primitif ». Puisant d’abord dans son propre stéréotype, celui d’un immigrant dans un autre pays, Sislej Xhafa est très tôt confronté à la notion d’une terre hostile. Pénétrant de façon illégale la Biennale de Venise en 1997, l’artiste s’autoproclame à la fois habitacle et acteur du pavillon clandestin d’Albanie, envahissant le système politisé d’une manifestation internationale d’art contemporain. Se mettant en scène en tant que joueur de football et invitant les passants à jouer avec lui, Sislej Xhafa va polluer l’espace finement agencé par une identification nationale, comparant le monde de l’art à celui du football. Il révèle alors l’absurdité des règles du jeu. 

L’évolution de la démarche de Sislej Xhafa passera alors d’une situation d’exil identitaire à un autre type d’exil, universel, se trouvant enfoui sous les édifices du corruptible pouvoir et de l’attente.

Sislej Xhafa représente le Kosovo à la Biennale de Venise 2017. Il a exposé à l’Infermeria, ZAC (Zona Arti Contemporanee), Zisa à Palerme en Italie mais aussi au Maxxi à Rome ou encore au Ludwig Museum de Budapest, au 21st Century Museum of Contemporary Art Kanazawa au Japon. 

Courtesy Blain Southern Gallery and the artist