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Des fois, continuer à vivre ça me fait peur. J’ai pas envie de souffrir encore longtemps comme ça. Et des fois, je me dis qu’il faut pas que je meure, que j’ai encore des choses à vivre... C’est comme si j’étais emportée dans un torrent de problèmes qui ne s’arrête jamais… Ici, à Malatavie, le torrent s’arrête et on peut réfléchir. À Malatavie, ils ont souvent les mots et les réponses que toi t’as pas encore. Ils peuvent t’aider. 

En arrivant à Malatavie, j’étais tellement mal que je ne trouvais même pas une raison de vivre. Maintenant, je sors avec le sourire et la joie d’être en vie. C’est grâce aux infirmiers, aux médecins et aux autres patients. Au début, c’était dur pour moi de m’ouvrir, je n’osais pas demander de l’aide. Mais j’ai appris à oser, à avoir confiance et je suis contente car j’ai pu m’investir à 100% et prendre le maximum de ce séjour.

On dit que « Toutes les bonnes choses ont une fin ». Heureusement pour nous, les mauvaises en ont une aussi! Je suis arrivée à Malatavie en me demandant ce que je faisais là. Puis le temps est passé et maintenant j’ai compris. J’ai compris que parler, vider son sac, ça peut aider. Je ne l’avais pas compris jusqu’ici. 

C’est la 1ère fois que je parle de ma vie et de ce qui ne va pas. En venant à Malatavie, j’ai appris à respecter la vie. A vous tous les jeunes, j'aimerais vous dire: ne mourez pas pour vivre, vous n’avez qu’une vie. Je sais que la vie est difficile mais ça ne dure pas. Il y a plein de belles choses qui vous attendent.

A Malatavie, ils m’ont permis de reprendre confiance en moi. Ça a pris du temps mais j’ai pu travailler sur mes problèmes avec ma famille et sur mes propres problèmes. Ce séjour m’a beaucoup appris et m’a aidée à dire les choses. Aujourd’hui je suis bien dans ma peau et heureuse.

Quand j’avais besoin de parler ou envie de pleurer, j’ai jamais eu de mal à me tourner vers les soignants parce qu'à Malatavie, ils participent à notre vie. Ils ne sont pas enfermés dans leur bureau d’infirmiers. Ils mangent avec nous, regardent la télé avec nous, font des jeux de société avec nous. Ils sont tout le temps là

J’imaginais surtout la réaction des gens. J’imaginais essayer de mourir et ne pas réussir. Du coup, tout le monde m’aimerait encore plus, ferait attention à moi et ça redonnerait un sens à ma vie. C’était surtout ça. J’voulais pas vraiment mourir, j’voulais que tout le monde fasse attention à moi, qu’on prenne soin de moi, qu’on m’aide. J’sais pas si j’imaginais directement vraiment la mort. Quand j’ai réalisé ce que ça signifiait, je me suis rendue compte que c’était pas du tout ce que je voulais. J’aimerais avoir des enfants, surtout pour leur donner envie de vivre. J’aimerais pas qu’ils passent par où je suis passée. J’aimerais montrer à mes enfants que je suis forte et que je suis heureuse. 

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